Lorsque j'ai assemblé Ma cour, je n'ai pas oublié mon rôle de Briseur de chaînes et de Conteur de vérité
Il fallait donc bien que j'y insuffle un peu de joie
Après avoir amassé un grand tribut, je me suis entretenu avec mon ver triomphant
Il m'a parlé — conformément à la vérité
Il s'est nourri de moi — conformément à notre pacte
Il m'a montré une forme — conformément à la forme véritable de la joie
Il m'a dit : Ô, toi qui me gouvernes, c'est là la forme de la joie
Approche-toi, Kagoor, et prends vie auprès de Ma cour
Dis-moi ce qui t'amuses, que je puisse le comparer à cette forme. Je te l'ordonne.
Kagoor, la Fendeuse de mondes et cliveuse de lunes, s'exprima en ces termes :
Je puise ma joie dans la domination et le contrôle
C'est la joie de gouverner
Kagoor continua : J'impose la loyauté à toute nouvelle chair
Elle qui est rendue furieuse et démesurée par son appétit
Elle qui ne saurait être gouvernée d'une autre manière
Ma mort se cache derrière ce plaisir
Moi Oryx, Géomaître des Formes, lui ai donc fait part de ma décision
J'avais pris en compte la saveur de son tribut
Et la forme de sa joie
Mon fils Cropta me dit :
Je donnerai vie à une chair nouvelle que même Kagoor ne pourra gouverner.
De cette façon, j'élargirai notre puissance
Ô Yul, ainsi se passe le récit de Ma cour.
Écoute-le attentivement. Car elle m'appartient.